Chères lectrices, chers lecteurs,

Avant-dernière semaine de juillet. Nouvel épisode de canicule et pas de bureau climatisé. Je plains les travailleurs en extérieur, car il est difficile de garder l’esprit alerte quand le thermomètre s’affole. Maux de tête, confusion, épuisement… Pour le bien-être de la Planète, il vaudrait mieux utiliser un ventilateur plutôt qu’un climatiseur, lit-on ces jours-ci sur Internet. Je suis « Ok » pour préserver la Nature mais pense-t-on à nos neurones par cette chaleur ?! Peu habitué aux extrêmes, mon corps lutte pour s’adapter. L’air chaud me bloque la respiration et induit une torpeur qui m’écrase et rend tout mouvement difficile. Un climatiseur réglé sur « Frais » serait plus que bienvenu aujourd’hui ! Ou bien un bon bol d’air iodé ou d’air pur des cimes !

Bon, impossible de vraiment contrôler le temps qu’il fait ! De même, agir sur le réchauffement climatique est une tâche titanesque à l’échelle de la Terre entière. Mais chacun d’entre nous peut être attentionné envers son environnement, aussi bien humain que naturel, et prendre conscience de l’impact de ses gestes et modes de vie, pour en adopter des différents si nécessaire.

Il y a quelques jours, je marchais avec mes enfants dans une rue passante de notre banlieue pavillonnaire. Une jeune femme nous précédait. Tout d’un coup, elle jette son mouchoir en papier, comme ça, d’un geste rageur sur le côté. Le mouchoir atterrit au pied d’un arbuste, replanté là sur le trottoir pour apporter un peu de verdure à la ville. Je bouillonnais de rage. Quelle incivilité ! Son comportement m’a heurtée, sauf que je n’ai pas su comment réagir et n’ai rien dit. Je n’allais pas lui courir après et lui faire une remarque, elle ne m’avait pas agressée à proprement parler. Pendant quelques secondes, j’ai oscillé entre dire et laisser-faire. Et je suis mécontente d’avoir échoué à faire prendre conscience à cette jeune femme de la portée négative de son geste. Heureusement, je sais que mes enfants n’ont pas été influencés par ce qu’ils ont vu, suffisamment conscients, depuis leur plus jeune âge, de la préservation de l’environnement.

Croyez-vous qu’il s’agissait d’un automatisme de la part de cette jeune femme prompte à jeter ses déchets hors des poubelles ?

Un automatisme, qu’est-ce que c’est pour vous ?

> Faire quelque chose sans en avoir vraiment conscience jusqu’au moment où une personne/un événement met un terme à cette fuite vers un ailleurs et vous remet dans la réalité ?

> Est-ce semblable à un réflexe ?

> Agir avec des automatismes revient-il à faire comme si nous étions des robots ?

J’ai retenu 3 acceptions, formulées librement, de ce terme :

  1. Phénomène physiologique qui fait que, par exemple, nous respirons indépendamment de notre volonté.
  2. L’automatisme est aussi un procédé industriel qui a permis de moderniser notamment les chaînes de fabrication dans les usines.
  3. Enfin, un automatisme s’apparente à une habitude tant au plan gestuel, qu’à celui de la pensée ou de la parole. Des gestes appris dans l’enfance et tellement intégrés qu’ils deviennent automatiques.

 

> La plupart du temps, un automatisme nous permet de vivre en harmonie avec notre environnement social : les « Bonjour !, S’il vous plaît !, Merci !, Au revoir !, etc. » mettent l’huile nécessaire dans nos relations avec les autres.

> Un automatisme peut même nous sauver la vie.

Dans ces cas-là, les automatismes jouent presque un rôle de « doudou », rassurant et sécurisant.

Un jour, vous êtes au volant de votre voiture, perdu dans vos rêveries et tout d’un coup, vous « pilez » à un feu rouge, car votre cerveau a ancré l’information « Feu rouge = Stop ». Vous évitez ainsi un simple accrochage ou pire.

Autre exemple sur le même sujet : une fois que vous avez appris à conduire, vous savez que pour se garer, on met le levier de vitesse au point mort, on enclenche le frein à main, puis on coupe le moteur. À chaque fois que vous trouvez une place de stationnement, vous allez effectuer cette série de gestes sans y penser. Très rarement, vous allez vous poser la question du comment faire et aller peut-être oublier une étape ou les faire dans un sens différent (c’est le cas, notamment, après un accident ou une maladie qui affecte la zone correspondante dans le cerveau).

> Un automatisme peut également nous éviter de finir cloué au lit à cause de bêtes microbes (grâce à l’automatisme qui vous fait vous laver les mains après un passage aux toilettes, avant de cuisiner et de manger).

 

> À l’inverse, certains automatismes peuvent être inappropriés et les conséquences de ces actes que nous accomplissons mécaniquement et inconsciemment peuvent nous desservir. Ils témoignent de la personne préoccupée, soucieuse, qui se laisse envahir par ses soucis et n’est plus dans la conscience de ce qu’elle fait au moment où elle le fait.

Quelques exemples :

  • Le papa qui a encore l’esprit encombré par sa journée de travail le soir venu au moment de débarrasser la table et jette les couverts dans la poubelle en même temps que les déchets contenus dans son assiette…
  • La maman qui, sur le chemin entre sa place de parking et l’entrée de son bureau, sort par automatisme de sa voiture en pensant à autre chose que ce qu’elle est en train de faire et, à la fin de la journée, ne sait plus où elle a garé sa voiture.
  • Ou bien, dans une période chargée en événements divers mais importants, la personne qui se retrouve dans la rue mais ne sait plus pourquoi ni ce qu’elle avait prévu de faire et prend souvent le chemin inverse de là où elle avait l’intention d’aller…
  • En famille ou dans une activité collective, nos automatismes peuvent être sources de nombreux conflits et tensions. Chacun des membres du groupe a tendance à agir comme s’il était seul, à ne pas respecter les limites des autres, à empiéter sur le territoire de son collègue/ami/parent.

La solution permettant de contrer les automatismes les plus fâcheux serait d’agir « en pleine conscience ».  Pas si facile à suivre comme conseil, mais je vous assure que c’est possible à force d’entraînement et de bonne volonté, et… ça marche !

Outre le fait d’écouter attentivement nos sages anciens, et cela dès l’enfance, l’une des clés pour y arriver est bien sûr la parole. Dites ce qui vous incommode, sans accuser ni juger, simplement en échangeant vos ressentis et en cherchant ensemble à sortir de l’impasse.

Je vous recommande également de participer à des ateliers de communication non-violente et de méditation de pleine conscience (mindfulness) ou des journées en silence (j’ai de « bonnes adresses » pour celles et ceux qui seraient intéressés par cet objectif, car j’ai suivi ce type d’atelier indépendamment de la mode qui pousse à présent tout le monde dedans…).

Cela ne vous empêchera pas de garder certains automatismes dont vous aimeriez vous passer (personne n’est parfait, ce serait trop ennuyant un monde de perfection !).

Mais vous pourrez ensuite mettre en pratique au quotidien cette conscience de chacune de vos pensées et de vos actions tout en gardant à l’esprit votre environnement, cette conscience de l’instant présent et de sa « richesse ».

Je vous souhaite un bel été !

Céline

©Céline Bouvier Barache
www.celinebouvierbarache.com
La relecture, la correction et la mise à jour des documents professionnels, rédigés ou traduits en français, font partie intégrante de leur conception. Installée en free-lance dans la région parisienne, je propose d’accompagner ponctuellement votre équipe au cours de ces étapes. Contactez-moi et nous identifierons ensemble la solution la plus appropriée à votre demande.

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