En été, nous sommes nombreux à profiter de la saison pour adopter un rythme de vie plus lent et en adéquation avec la Nature qui nous entoure : se lever et se coucher avec le Soleil, marcher, courir, s’amuser, manger, dormir, bref vivre en plein air, par tous les temps.

Alors que nous sommes libérés de toute obligation ou contrainte pour quelques jours, plusieurs semaines ou des mois (ce qui arrive rarement, je l’admets), la période est souvent propice à une prise de conscience, à un regard porté davantage vers l’intérieur de soi et à une prise de recul par rapport à notre vie, à la société et au monde qui nous entoure.

C’est ainsi que le visionnage d’un documentaire sur le minimalisme suivi de réflexions personnelles au cours d’une période comme celle-là, m’ont conduite à me rendre compte que j’avais fait mienne depuis des années déjà cette manière de vivre et de consommer qui semble convenir aujourd’hui à un nombre croissant d’individus.

Apparenté au frugalisme, un courant en pleine expansion en Allemagne d’après ce que j’ai découvert sur Internet, le minimalisme comme mode de vie et de consommer va à l’encontre du modèle « études, travail salarié rémunérateur mais vide de sens, mariages-divorces successifs, grande maison à soi mais peu écologique, voiture rutilante mais polluante, tout plein d’enfants qui ne sont pas écoutés et des dépenses sans compter d’objets inutiles souvent, ou encore achat en multiples exemplaires d’un même article perdu à plusieurs reprises faute d’y faire attention, etc. ».

Après avoir fait l’expérience, en partie, de ce modèle depuis longtemps adopté mondialement, je me suis rendu compte que j’avais toujours cherché à vivre simplement, sans nécessairement me priver, en donnant la priorité à ce qui avait un sens pour moi : la qualité de l’objet, l’harmonie de mon environnement, l’authenticité et la profondeur de la relation, l’attention accordée aux sensations.

Il ne s’agissait pas d’une révolte militante ni d’un rejet catégorique de la société dans laquelle je vivais, mais d’une approche de la vie, construite petit à petit au fil des différents événements vécus et des prises de conscience qui m’ont traversée.

J’avais tellement été bouleversée, littéralement choquée par ce dont j’étais le témoin ou ce que je vivais, à maintes reprises et sans avoir les clefs pour y faire face, que mon intérieur était tapissé de cortisol et au bord de l’explosion à certaines périodes. Je vivais une tempête interne que masquait un calme extérieur et discret.

Cela bouillonnait à l’intérieur. Les informations que je recevais et celles que je découvrais allaient dans tous les sens et à vive allure. Pour le meilleur et pour le pire. Comme tout autour de moi n’était souvent qu’agitation, éclat, parfois drame, incompréhension, questions sans réponse, douleur et violence, physique ou morale, mais aussi, volume d’informations intéressantes, de beautés artistiques, visuelles et auditives, l’enfant puis adolescente que j’étais n’avait pas besoin de superflu. Juste de paix, de sérénité, d’équilibre, d’amour, d’attention et de tendresse.

Très tôt, je me suis donc recentrée sur l’essentiel, comme on dit maintenant. Entre parenthèses, la sagesse et la maturité ne se développent pas uniquement avec l’âge mais dépendent des expériences vécues.

Chères lectrices et chers lecteurs, le minimalisme vous fait penser peut-être à une vie monotone, sans sel et sans fantaisie. Cela convient à certains. D’autres ont une préférence pour un chez-soi blanc et vide. Pour moi, vivre simplement rime avec émotions équilibrées mais intenses, chaleur, couleur et coziness. Entre autres. Je peux vous assurer que je vis pleinement avec, comme tout un chacun, des moments plus ou moins passionnants. Je raffole d’excentricité, d’atypisme, de différence, je suis gourmande, hypersensible et j’aime la vie et la joie. J’ai besoin aussi de calme et de tranquillité. Et je fais attention. À mes affaires ;-), à ce que je fais, ce que je consomme -moins mais de meilleure qualité-, à mon environnement -aussi bien aux choses qu’aux êtres vivants de tout poil. Vraiment -enfin, personne n’est parfait ! Je recycle, pas seulement en triant mes déchets autant que faire se peut, mais également en donnant, en réparant un meuble, un objet ou un vêtement, en changeant régulièrement leur place et/ou leur fonction dans mon appartement, en prenant mon vélo ou en marchant lorsque c’est possible, etc. Rien d’extraordinaire, vous voyez, mais cela va de soi pour moi depuis l’enfance, grâce à ma famille notamment (qui apporte aussi des bonnes choses !).

Libre à chacun d’interpréter différemment ce concept de minimalisme et les réalités de la vie. Je pense que c’est une question de priorité, une façon d’aborder la vie, l’important étant de trouver, ou de tendre vers, ce qui nous correspond.

Le but de ce « nouveau » style de vie – je mets des guillemets car la recherche d’une vie simple caractérisait déjà nos ancêtres préhistoriques- est, le plus fréquemment aujourd’hui, de s’interroger sur sa vie et d’y retrouver du sens. Bien souvent, cela nous arrive à certaines périodes de notre vie : un licenciement, une séparation, un deuil, un anniversaire. Pour finalement arriver à cette conclusion : on peut tout à fait vivre bien avec moins, en portant une attention sincère et équilibrée à soi et aux autres, objets et humains et en vivant intensément chaque instant (ce qui est parfois perceptible uniquement par celui qui le ressent, même les moments les plus banals en apparence pouvant être vécus avec intensité).

La richesse intérieure vaut toutes les possessions matérielles.

Débarrassez-vous du superflu et enjoy!

Céline

www.celinebouvierbarache.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *