Les fins d’année, lorsque nous sommes tous ou presque à faire le bilan des douze mois écoulés, ne sont pas forcément aussi joyeuses que les fabricants de cartes de vœux voudraient nous le faire croire ;-).

À quelques jours du 31 décembre, je suis sûre que vous commencez à ressentir cette frustration de ne pas avoir accompli la totalité des objectifs fixés avec détermination en janvier 2018. Allez… Même le plus zen des optimistes reconnaît quelques regrets d’avoir laissé filer certaines bonnes résolutions. Encore plus s’il est perfectionniste.

Trêve d’étiquette, je n’aime pas réduire une personne à son comportement. Pourquoi nous retrouvons-nous, souvent, à nous autoflageller en tous sens avant même de terminer le réveillon de l’an nouveau ?

Il y a bien sûr plus d’une explication à cela mais j’ai une hypothèse et vous l’avez deviné : je procrastine, tu procrastines, … nous procrastinons tout au long de l’année ;-).

Derrière ce mot à la sonorité un peu barbare, qui peut vous faire penser tout de suite à un défaut, une sale manie, on trouve cette tendance de l’être humain à reporter au lendemain une action qu’il s’est promis de mettre en œuvre ou une idée qu’il s’est fixé de concrétiser.

Mais, en quoi c’est « mal » ?

Sans jugement intempestif et, d’ailleurs, je pense que ce n’est pas mauvais en soi, le risque est que votre liste de « choses à faire », ces actions que vous souhaitez mener à bien depuis janvier 2018 ou périodiquement, ne diminue pas et que vous vous retrouviez vite débordés voire, à un moment donné, au bord du burn-out.

En effet, à cause d’une baisse de motivation ou d’une fatigue physique momentanées, on peut manquer d’énergie pour passer à l’action. Ou ressentir une peur paralysante qui nous en empêche lorsque le noir prend toute la place dans notre champ de vision.

Souvent, on se fait une montagne d’un petit rien. D’accord, téléphoner à cette personne que l’on connaît depuis longtemps, oui, en apparence, c’est à notre portée. En réalité, des obstacles – surmontables – nous barrent le chemin : cette personne vit dans un fuseau horaire différent, elle ne parle pas notre langue, on l’a un peu perdue de vue ce qui implique de lui raconter toute
(j’exagère !) l’histoire de notre vie depuis notre dernière rencontre et en un temps limité.

Ou bien, on veut tout faire tout de suite : avoir fini ça et ça pour hier. Comme s’il y avait urgence. Réellement, sauf risque vital, tout peut attendre et l’on constate que chaque événement intervient au bon moment pour chacun d’entre nous.

Prospecter, préparer un examen, faire le bilan d’un projet. La nécessaire concentration et l’ampleur de la tâche sont bien réelles mais pas insurmontables.

Pour éviter de procrastiner, j’ai essayé pas mal d’astuces :
– faire des listes courtes par thème ;
– commencer la journée par traiter le plus facile ou, au contraire, le plus difficile ;
– faire en priorité ce qu’on aime le plus, ou ce qu’on aime le moins ;
– faire le point de ce qui reste sur sa liste chaque jour, chaque semaine ou chaque mois ;
– utiliser un agenda ou une matrice d’Eisenhower, un Bullet Journal ou un tableau Excel
… et j’en passe.

J’ai fini par me mettre moins la pression, en général. Je vise un travail bien fait à un temps T mais pas la perfection. Depuis toujours, j’aime l’action autant que la réflexion et je me rends compte que l’essentiel, finalement, est cet équilibre. Par moment et pendant une longue période, je me mets à abattre un travail de titan et à rayer avec une satisfaction puissance 10 des pans entiers de ma To-do list. D’autres fois, je fais du surplace, je procrastine un peu, empêchée d’agir et d’avancer pour x raisons et la liste des résolutions annuelles reste longue. Mais ne serait-ce pas un temps de réflexion nécessaire ?

Sans être optimale, mon organisation me convient et globalement, j’arrive à suivre ce conseil revisité de nos grands-mères, parents ou mentors :
« ne remettez pas au lendemain ce qui peut être fait le jour même et… soyez proactifs. » * 

Pour une fin d’année la plus enjouée possible, faites comme moi 😉

*Proactif : « Qui anticipe les attentes, prend l’initiative de l’action », dictionnaire Le Petit Robert de la langue française. 2018.

Bonnes fêtes !

Céline

www.celinebouvierbarache.com

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2 thoughts on “La procrastination

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