Voici un billet léger dans lequel je vais vous livrer quelques « erreurs » relevées au fil de mes pérégrinations sur la Toile.

Juste un clin d’œil au titre de l’article : la marche, ce n’est pas seulement se déplacer à pied, ni l’endroit où se pose le pied, une progression ou encore un défilé militaire, etc. La marche, c’est aussi une manière de faire que l’on applique à un même document.

On apprend, on évolue grâce aux erreurs. La langue change, se transforme, elle aussi.

N’en déplaise à certains, plutôt que le bon ou le mauvais usage de la langue, ce qui serait un jugement culpabilisateur, pourquoi ne pas voir les choses autrement et avoir comme objectif de faire attention à l’autre, de se faire comprendre et d’être compris. Pour ce faire et s’assurer de la lisibilité maximale du document, il y a des points de repère, propres à chaque langue, sous forme de règles orthographiques, typographiques, syntaxiques et grammaticales.

J’attache beaucoup d’importance aux étiquettes de produit (en revanche, je suis farouchement anti-étiquette au sens figuré, l’étiquette qui marque et classe une personne), aux menus de restaurant, aux panneaux d’affichage, à toutes indications et repères qui jalonnent la vie quotidienne, personnelle et professionnelle.

Aujourd’hui, j’ai glané pour vous quelques coquilles, certaines toutes menues mais qui, si elles étaient corrigées, apporteraient un vrai plus au document. Le lecteur, même le moins exigeant, retiendra plus facilement l’information et sera davantage satisfait d’un texte qu’il aura lu sans se demander ce que l’auteur a voulu dire (notamment lorsque les répétitions et la construction des phrases rendent le texte peu clair ; ces exemples de « fautes » nécessiteront d’être répertoriés dans un autre billet).

Par exemple, dans cette lettre d’information, je corrigerais et transformerais la phrase suivante :

« Une formation pour vos enfants mais aussi un coaching parents pour que vous puissiez suivre votre enfant au cour de leur apprentissage. »

>>> « Une formation pour vos enfants et un coaching pour vous, parents, afin que vous puissiez les suivre au cours de leurs apprentissages. »

Ci-dessous, un panachage de phrases relevées sur Internet, suivies de leurs corrections :

« Des petits portes sachés à thé… »

>>> « Des petits porte-sachets à thé… »

« Il faut être beaucoup attentif qu’auparavant. »

>>> « Il faut être beaucoup plus attentif qu’auparavant. » ou « Il faut être plus attentif qu’auparavant. »

« […] des liens externes redirigeants vers votre contenu […]. »

>>> « […] des liens externes redirigeant vers votre contenu […]. »

« […] pendants les vacances scolaires »

>>> « […] pendant les vacances scolaires »

« Ces ateliers ont lieux »

>>> « Ces ateliers ont lieu »

«  […] ils pourront bénéficié d’une réduction. »

>>> «  […] ils pourront bénéficier d’une réduction. »

« Cette métaphore vous a plût ? »

>>> « Cette métaphore vous a plu ? »

« […] apporte du contenu à valeur ajouté […] »

>>> « […] apporte du contenu à valeur ajoutée […] »

« Nous vous proposons 3 conférences : le jeudi 4 février à 13h00, le samedi 6 février à 12h00 et le lundi 8 févier à 13h00 »

>>> « Nous vous proposons trois conférences : le jeudi 4 février à 13 h, le samedi 6 février à 12 h et le lundi 8 février à 13 h »

« […], votre message a été transmis, nous vous répondrons dans les meilleures délais. »

>>> « […], votre message a été transmis, nous vous répondrons dans les meilleurs délais. »

« Comment avez-vous réagis ? »

>>> « Comment avez-vous réagi ? »

« […] suite à une critique qu’ils ont reçu. »

>>> « […] suite à une critique qu’ils ont reçue. »

Enfin, dans un article, très sérieux et intéressant, publié sur LinkedIn :

« […] mais elle est le germe de bouleversements bien plus profond des organisations. »

>>> « […] mais elle est le germe de bouleversements bien plus profonds des organisations. » 

Ce dernier cas semble anodin (les articles publiés sur LinkedIn recèlent de pépites bien plus brillantes parfois !) mais l’oubli de la marque du pluriel nuit à la fluidité du texte et fait s’interroger le lecteur qui peut en oublier les idées intéressantes qu’il contient.

Loin de moi l’idée de perfection, mais plutôt de détail qui compte.

Et si je lançais le concours de la page exempte de toute faute ? À vos claviers, j’attends vos compositions ! Un quart ou une demi-page m’ira tout à fait. Pensez à utiliser le correcteur orthographique du logiciel que vous utilisez mais pour toute modification de la structure, toute amélioration syntaxique pour mettre en valeur votre document, ce qu’une machine ne peut pas faire, je vous propose de m’y coller 😉 !

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