Chères lectrices, chers lecteurs,

Voilà, novembre se termine et nous arrivons bientôt au bout de l’année 2019 qui a défilé à une sacrée vitesse ! Bon d’accord, il reste encore décembre et je mets la charrue avant les bœufs, expression archi-connue qui mériterait de s’y pencher rien que pour expliquer aux enfants citadins d’aujourd’hui ce qu’est une charrue 😉 !

Sans transition, – expression/terme que j’ai retenus pour ce billet n° 43 – on se croirait déjà la veille de Noël. Les décorations de saison sont installées dans les rues, les sapins sont alignés par centaines dans les jardineries, les cadeaux potentiels sont mis en valeur dans les vitrines. Une offre promotionnelle ? Profitons-en ! Consommation quand tu nous tiens…

Je me moque gentiment, mais j’ai toujours fui ces incitations pénibles à acheter sans compter. À présent, ce sempiternel appel à consommer m’écœure. Enfant, j’adorais offrir des cadeaux que je choisissais minutieusement pour leur caractère unique et leur qualité. Une conscience aigüe de la valeur des choses et des êtres vivants – transmise sans doute par ma famille – et, plus trivialement, le manque de moyens faisaient que je préférais consommer moins mais mieux.

Cette longue parenthèse vise à décrire un constat : la tendance consommatrice de la société actuelle est toujours bien présente, mais des transformations se sont enclenchées.

Comme vous peut-être, j’aime le changement, oui, lorsqu’il y a transition. Il me semble que nous sommes au début d’une période de transition. Lentement mais sûrement, les mentalités et paradigmes (terme à la mode qui m’agace ; je trouve que systèmes de valeurs est plus compréhensible) évoluent.

Cette transition paraît universelle, tellement elle concerne des domaines différents. Outre l’évolution des sociétés, l’écologie et la politique, elle se retrouve en littérature, en musique, au cinéma, en peinture, en sciences, etc.

Comme nous le détaille le Petit Robert, le terme transition a plusieurs sens, suffisamment proches les uns des autres pour en rendre l’emploi subtil.

En effet, ce peut être aussi bien la « manière de passer progressivement » que « l’élément servant de passage », ou le « passage » d’une chose à une autre, ou encore « l’état intermédiaire » lui-même.

La transition peut être « brutale », « rapide » mais généralement elle se fait de manière fluide, graduelle, selon un rythme lent. Elle est comparable à un entre-deux. Par exemple, l’adolescence se situe entre l’enfance et l’âge adulte (même si les choses se compliquent désormais, puisqu’on parle aussi de préadolescence d’un côté et d’adulescence de l’autre).

Derrière l’expression sans transition, il y a absence de liaison. Comme lorsque vous passez, sans période de latence, d’une situation à une autre. Cela donne une impression de pile ou face, de noir et blanc, de droit au but, sans nuance.

Par exemple, un coq-à-l’âne crée une sorte de cassure dans le texte, qui peut être voulue comme un effet de style : vous voulez faire prendre conscience, revenir à l’essentiel ou simplement, après une digression, reprendre le fil de vos idées.

Les changements de saison, aussi, se font parfois sans transition. À cause, certainement, des déséquilibres climatiques, la météo est sens dessus dessous, voire fréquemment radicale. Nous avons tendance à aimer passer en douceur du froid au chaud (et inversement). Nous apprécions beaucoup moins que, brusquement du jour au lendemain, il se mette à pleuvoir et à faire froid après avoir eu du très beau-très chaud.

Mais finalement, avec ou sans transition, le plus important ne serait-ce pas le caractère changeant des choses ?

Qu’en pensez-vous ?

Céline

 

©Céline Bouvier Barache

www.celinebouvierbarache.com

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