Mon billet de novembre décrivait la préparation d’un projet de relecture-correction-réécriture. Pour clore l’année, je vais vous exposer la suite.

Après les 4 étapes détaillées le mois dernier, j’approche enfin du cœur de métier…

5. Mon devis est accepté par le client, je l’ai reçu ainsi que le document final à relire.

J’ouvre le fichier et, quel que soit son format, je commence par le renommer afin de différencier la version source (version de référence à ne pas modifier) de la version cible (document que je relis et corrige et qui sera envoyé au client une fois terminé).

Dans la mesure du possible, je nomme tous les fichiers sur lesquels je travaille selon un même modèle qui inclut notamment des signes m’identifiant et le nom complet du fichier à relire. Je peux ensuite les localiser plus facilement dans mon explorateur Windows et gagner du temps*.

De même, j’enregistre ces 2 fichiers dans des répertoires différents sur mon ordinateur pour éviter toute confusion.

Ces précautions peuvent paraître futiles mais, je vous l’assure, elles sont primordiales pour ne pas anéantir des heures de travail ou finir par envoyer le mauvais fichier à la mauvaise personne lorsque la centième et dernière page d’un rapport sur un sujet ardu est enfin relue… je touche du bois, cela ne m’est jamais arrivé.

* Petite parenthèse : comme je l’évoquais dans mon billet « Faire autrement » du mois d’avril, je suis, à la fois, pour la lenteur et la structuration des actions ET pour la rapidité zestée de non-conformisme.

Je m’attaque ensuite au document.

6. D’abord, je fais défiler à l’écran la totalité du document pour m’en imprégner et en visualiser les grandes lignes, ainsi que les passages à reprendre pour les clarifier, les reformuler, les dynamiser.

7. Puis, je me lance dans la relecture attentive et la correction minutieuse du texte.

À présent, pour des raisons essentiellement pratiques et écologiques, je relis exclusivement les textes sur écran. Il n’y a que lors de la dernière relecture avant envoi au client qu’il m’arrive d’imprimer le document final. En effet, je constate que, aussi bien dans le cas d’une présentation d’une page que d’une étude volumineuse, l’impression papier permet d’avoir plus facilement une vue d’ensemble, notamment en termes de structuration des informations et de mise en pages (telle tournure à répéter ou au contraire à faire varier, suppression de tel passage, etc.). Elle rend également la comparaison plus aisée avec le texte source. Dans certains cas, j’imprime, dès le départ, le texte source notamment la table des matières pour savoir où j’en suis d’un seul coup d’œil.

Ma concentration est extrême, mon regard balaie les phrases à toute vitesse mais je prends le temps qu’il faut pour trouver la solution la plus appropriée possible. Pas à pas, je m’attarde sur chaque mot ou chaque passage à modifier. Tout est affaire de détails… qui comptent. Ce n’est pas seulement une histoire de place de la virgule mais bien du sens de la phrase, qui varie en fonction de la ponctuation. Le mot ou la syntaxe « juste » survient d’un coup dans ma tête ou après 1 ou 2 lectures à voix haute du passage qui manque de fluidité, de clarté ou qui prête à confusion.

L’objectif essentiel de la correction-réécriture d’un texte étant la lisibilité, je vais orienter le client vers une présentation homogène du document entier ou de certaines parties, ou bien insister sur un point particulier (par exemple, l’écriture des nombres –sous forme de chiffres ou de lettres). Je vais faire la chasse aux répétitions, sauf lorsqu’elles sont voulues pour mettre en valeur un passage-clé par exemple, ce qui va me conduire à rechercher des synonymes dans certain cas ou à « tourner » la phrase différemment.

C’est ce jeu entre structuration et variété qui est passionnant, cette alternance entre rapidité et lenteur qui est motivante.

À ce stade, je corrige en même temps les coquilles et autres fâcheries avec la grammaire, l’orthographe et la syntaxe, que mon œil a souvent déjà détectées lors de la toute première lecture du document et qui n’auraient pas été corrigées par le correcteur orthographique du logiciel.

8. J’insère directement les corrections dans le texte, je surligne et j’ajoute des bulles-commentaires le cas échéant, dans lesquelles j’explique au client ce qu’il conviendrait de corriger (pour quelles raisons, etc.). Dans ces commentaires, je propose une ou des solutions (recommandations) au client en lui laissant le choix de les appliquer ou non en insistant sur la valeur ajoutée de la suggestion et les indications d’usage. Je signale précisément la correction à apporter lorsque je n’ai pas la possibilité de modifier directement le texte (par exemple, dans les graphiques ou tableaux s’ils ne sont pas fournis ou liés au document source ; dans les fichiers .pdf. si je ne dispose pas de la version adéquate du logiciel). Ces commentaires sont un moyen pour moi de nouer le dialogue avec le client (en plus des autres modes de communication bien sûr) et de construire une relation de travail faite de respect mutuel, d’attention et d’écoute réciproques, ce qui est ma priorité pour chaque projet.

Au fur et à mesure de l’avancée de la relecture, je note dans un fichier à part les informations importantes à transmettre au client et les différents éléments récurrents à revoir une fois la dernière page traitée. Arrivée à la fin du document, je lance le vérificateur orthographique et je reprends un à un chaque point de ce fichier.

9. Enfin, j’imprime le fichier relu (cible) « tout beau, tout propre », si nécessaire et pour archive, avant de le transmettre par e-mail au client, accompagné sur demande d’un fichier de comparaison personnalisé et détaillant toutes les corrections apportées, y compris les commentaires.

10. Dans les jours qui suivent, j’envoie la facture correspondante au client ainsi que, dans certains cas, un récapitulatif du projet.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année à tous, et en particulier à ceux qui m’ont accompagnée et que j’ai accompagnés pendant toute l’année 2017 ! Un grand merci !

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