En début d’année, j’ai eu la chance d’être retenue pour prendre part à la relecture-correction-réécriture d’une importante étude marketing.

Au fil de la vérification des informations sur Internet, tâche qui peut sembler fastidieuse parfois mais indispensable dans ce type de mission, je suis tombée sur une expression anglo-saxonne qui a tout de suite résonné en moi : free lifer.

Qu’était-ce donc ?

J’avais entendu parler il y a quelques temps déjà de déconsommation, de consommation raisonnée, du mouvement Slow (notamment la slow food) et c’est en fait ce qui caractérise ces free lifers.

Cette expression est utilisée par les professionnels du marketing pour désigner ceux de nos contemporains qui aspirent à une autre vie que celle proposée par l’économie de marché. Non, ce ne serait pas les enfants du mouvement Peace and Love initié dans les années 60, qui préconisait la vie en marge, voire en rupture de la société de consommation. Oui, ils seraient cousins des bobos.

Les free lifers sont avant tout des consommateurs qui souhaitent consommer autrement et aspirent à une plus grande jouissance de la vie, avec le bénéfice d’un temps plus lent. Ils militent pour un refus de l’objectif absolu d’enrichissement, pour une alimentation plus saine, un respect de l’environnement et une économie de partage où l’accès prime sur la possession.

Grâce à la découverte de cette expression, j’ai enfin pu combler en partie mon besoin d’appartenance 🙂 …

Vu les tendances observées dans l’un de mes domaines d’activité notamment :

🙁 l’objectif du quantitatif au détriment du qualitatif,

🙁 les tarifs marchés proches du néant,

🙁 la prépondérance exagérée des relations d’affaires par Internet uniquement,

🙁 la demande accrue de références et le recours quasi systématique aux tests de niveau préalablement au lancement d’un projet,

🙁 l’utilisation obligatoire des logiciels de traduction assistée par ordinateur,

il devient urgent de faire autrement.

Je préfère…

…développer des relations professionnelles plus humaines et non purement commerciales, d’égal à égal et fondées sur la reconnaissance mutuelle,

…faire s’épanouir la confiance dans les petites entreprises, associations et professionnels indépendants,

…favoriser l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle pour les femmes ET pour les hommes. À ce propos, pourquoi continuer de valoriser le présentéisme, cette tendance de certains à vouloir rester le plus de temps possible au bureau, ou maintenant, à rester connectés via leur téléphone ou ordinateur nuit et jour à leur entreprise ? Un(e) salarié(e) ou un(e) professionnel(le) compétent(e) n’est pas forcément celui ou celle qui « met tout » dans son travail et néglige sa vie personnelle.

Laisser une place à sa vie familiale et personnelle rime justement avec conscience professionnelle.

Je recherche la simplicité, l’authenticité, l’humanité dans l’échange et la variété des projets. Mon credo : consacrer du temps à ma vie de femme et de maman tout en répondant aux demandes professionnelles dans le respect des délais et de la qualité.

Vous aussi, vous reconnaissez-vous dans ces free lifers ? Partagez-vous cette volonté de faire autrement ? Je vous répondrai volontiers si vous avez envie d’en discuter.

One thought on “Faire autrement

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